GNL Québec : le retour d’un projet controversé?
L'ouverture du gouvernement du Québec à étudier une nouvelle version du projet de gazoduc GNL Québec entre en contradiction avec les efforts de protection des écosystèmes maritimes dans le fleuve Saint-Laurent, jugent des experts et des organismes environnementaux. Bien que le contexte énergétique ait changé, les désavantages du projet restent toujours d’actualité, selon eux. La sortie du ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Benoit Charette, en a surpris plusieurs mercredi. Il se dit Un projet d’ailleurs qu’il avait initialement rejeté en 2021 en se basant sur les conclusions du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Le BAPE avait recommandé au gouvernement d’obtenir des engagements ou des modifications de la part du promoteur avant d’autoriser le projet. Le ministre sous-entend que le projet sera refusé à nouveau si GNL Québec garde la même mouture et les mêmes modalités que le projet initial. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel À l’époque, le regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec avait tiré les mêmes conclusions que le BAPE, rappelle le directeur général d’Environnement Côte-Nord, Sébastien Caron. Le contexte politique a peut-être évolué avec l’arrivée de l’administration Trump, mais s'il y a Selon Sébastien Caron, le gaz naturel liquéfié (GNL) est, Alors que le gouvernement du Québec et celui d’Ottawa souhaitent quadrupler le territoire du parc marin Saguenay-Saint-Laurent pour mieux protéger une plus grande partie de l’habitat du béluga du Saint-Laurent, faire renaître un projet d’hydrocarbures qui augmenterait le trafic maritime dans cette zone protégée semble Un avis partagé par le président du comité de coordination du parc marin Saguenay-Saint-Laurent, Émilien Pelletier. Faire circuler, selon la première mouture du projet, de 300 à 400 méthaniers de plus dans ce secteur représente non seulement un défi logistique, en raison de leur taille, mais un défi environnemental aussi, selon lui. Émilien Pelletier souhaite que « les risques liés au transport maritime ne soient pas augmentés, mais diminués dans les prochaines années ». (Photo d'archives) Photo : Michaëlle Ouellet Les bélugas, une espèce en péril, et d’autres mammifères marins circulent à l'embouchure du Saguenay et en Haute-Côte-Nord. Dans ce secteur, il y a déjà pas mal de trafic maritime. [...] Donc, le problème qu’on voit au parc marin, c’est que ça va rajouter du trafic. Combien pourrait être ajouté? C’est difficile à dire, il y a eu toutes sortes d’estimations. C’est peut-être un ou deux passages par jour. Sans vouloir interdire la circulation maritime dans la zone du parc maritime, Émilien Pelletier souhaite qu’il y en ait « le moins possible ». Parcs Canada souhaiterait ajouter 3242 km carrés au parc marin actuel. (Photo d'archives) Photo : Parcs Canada Émilien Pelletier soutient aussi que la présence de mammifères marins profite énormément à l’industrie du tourisme au Saguenay et en Haute-Côte-Nord, faisant ainsi écho aux arguments soulevés par de nombreux intervenants lors de l’enquête du BAPE en 2021. Selon le ministère du Tourisme, De son côté, le cabinet du ministre Benoit Charette n’a pas souhaité commenter l’affaire en raison de la judiciarisation du dossier. GNL Québec poursuit en ce moment même Québec et Ottawa pour avoir rejeté le projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel. Selon GNL Québec, la construction du complexe de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay aurait généré plus de 2000 emplois ainsi que des retombées économiques d'un peu plus de 2,1 milliards de dollars au Saguenay-Lac-Saint-Jean. À terme, l'usine aurait employé de 250 à 300 personnes. ouvert
à étudier une version bonifiée
du projet controversé d’usine de liquéfaction et de gazoduc GNL Québec, dans un contexte où les marchés d’exportation des producteurs d’hydrocarbures canadiens sont menacés par les droits de douane de la nouvelle administration américaine.
Les impacts potentiels dépassaient grandement les bénéfices de ce projet pour les régions concernées et le Québec en général
, dit-il.une donne qui n'a pas changé, c’est l’importance de se libérer des hydrocarbures
, ajoute-t-il.Un projet
sans avantages
pour le Québecau mieux
, une énergie de transition qui devrait être remplacée par des énergies renouvelables. Il ajoute que les investissements des entreprises et des gouvernements dans les énergies renouvelables le prouvent.contradictoire
, pense le directeur général d’Environnement Côte-Nord.
Ces navires sont certainement quelque peu bruyants et dérangeants, c’était là le gros problème
pour ces espèces, rappelle Émilien Pelletier.
tout doute concernant les émissions polluantes, les impacts sur la faune, la flore, la santé ou la sécurité des visiteurs et des résidents engendrerait des répercussions négatives sur le choix du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de la Haute-Côte-Nord comme destinations touristiques
, peut-on lire dans le rapport du BAPE de près de 500 pages.
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